Destination Pologne

 
 
 

VARSOVIE

 

Varsovie ou Warszawa est la capitale de la Pologne depuis 400 ans. La légende raconte que ce sont un pêcheur et sa femme nommé respectivement Wars et Sawa qui en sont à l'origine. Ces derniers habitaient le long de la Vistule. Une nuit, ils recueillirent dans leur modeste demeure le prince, qui s'était égaré lors d'une chasse. Pour les remercier de ce geste plein de bonté, le prince décida d'appeler ses terres Warszowe, qui avec le temps devient Warszawa. En tout cas, l'histoire de Varsovie au fil des siècles fût des plus mouvementée. Ce n'est qu'une succession d'invasions (suédois, allemands, russes), de destructions et de reconstructions.

Olivier, mon frère vit à Varsovie depuis 10 ans, ce qui me permet d'avoir un point de repère sur l'évolution du pays. Je peux dire que la société de consommation a rattrapé son retard sur l'époque communiste. Ça construit à tout va (surtout en hauteur), les magasins sont de plus en plus grands et luxueux, les grosses cylindrées se multiplient en ville. En 1997, je me souviens que nous devions alors prendre le tramway jusqu'au premier supermarché ouvert, (enseigne Auchan) à quelques kilomètres du centre. A l'ouverture, les habitants avaient pris d'assaut le supermarché. Il fallait plusieurs heures pour enfin y pénétrer. Ce qui m'avait laissée perplexe, c'est qu'il fallait laisser son sac à main à l'entrée à la consigne (peur des vols !). De même que les caissières faisaient une tête pas possible, et puis, pour la fameuse formule " bonjour, merci, au revoir ", il fallut repasser quelques années plus tard. Mais bon, il paraît qu'à l'époque soviétique il était interdit de converser avec les clients, cela peut expliquer la chose ! Par contre, je suis toujours surprise de voir le rayon " alcool " sous haute protection avec portique de sécurité et caisse spécifique. Aujourd'hui, ce sont des galeries commerciales toujours plus luxueuses et modernes, avec des patinoires, des supermarchés et une multitude de grandes marques de luxes... Le crédit à la consommation a fait son apparition. Tout est accessible, du moins pour ceux qui peuvent y accéder. Il faut savoir que le salaire minimum en Pologne est de 175 euros. Si je compare le prix d'un T-shirt de marque, la différence entre la France et la Pologne est modique, 1 à 2 euros maximum. Donc pas question pour moi de dévaliser les magasins de " fringues ". Le mieux c'est encore de ramener des articles artisanaux de cristal, de bois (coffrets, poupées russes, oeufs décorés), de décoration en paille, des broderies, des bijoux en ambre, une bouteille de Volka, ou par exemple mes chocolats préférés de la marque Wedel : les " Ptagie Mleczko ", à la mousse de vanille. L'entrée de la vieille ville offre un grand choix de ce type d'articles. Il y a aussi le marché russe, situé dans un stade de l'autre côté de la Vistule, mais en tant que " touriste " je ne pense pas que ce soit évident de négocier des prix intéressants.

Un des inconvénients de Varsovie c'est que les principaux lieux à visiter sont éclatés dans la ville, donc le mieux est d'utiliser les transports en commun ou de s'équiper d'une bonne paire de chaussures. Il est d'ailleurs conseillé d'oublier les talons aiguilles quand on n'est pas d'ici. Cette dernière précaution est primordiale, car les trottoirs polonais sont toujours pavés, mais plus ou moins bien pavés. Il faut d'ailleurs une petite journée d'adaptation.

photo Entrée de la vieille ville

Entrée de la vieille ville

photo Le Palais Royal

Le Palais Royal

 

La vieille ville est un passage obligé pour tous les visiteurs de Varsovie. C'est la touche colorée de la ville. A l'entrée, se dresse la colonne de 22 mètres de Sigismond III Vasa (grand roi polonais), sur la droite se situe le Château Royal, et sur la gauche les restes des remparts qui entourent la veille ville.

photo Les remparts entourant la vieille ville

Les remparts entourant la vieille ville

photo La colonne de Sigismond

La colonne de Sigismond

 

En empruntant une des premières ruelles, où se succèdent commerces et églises, nous débouchons sur la place du marché. Elle est entourée de maisons bourgeoises, de 4 à 5 étages, aux façades étroites, décorées de motifs peints, dorés ou sculptés en pierre. En été, la place grouille de touristes, qui cherchent un passage entre les terrasses des cafés-restaurants, et les ateliers d'artistes peintres.

photo La place du marché

La place du marché

photo La place du marché l'été

La place du marché l'été

 

En saison hivernale, le contraste est frappant : c'est vide. Mais, au moins, impossible d'échapper au symbole de la ville : la petite sirène guerrière, installée depuis quelques années au centre de la place. La légende raconte que dans les fonds de la mer baltique vivaient deux soeurs sirènes. L'une d'elles décida de vivre au large du Danemark, sur un rocher, à l'entrée du fameux port d'Amsterdam. La deuxième se dirigea vers Gdansk puis, en remontant les eaux de la Vistule, atteignit Varsovie. Les pêcheurs locaux appréciaient ses chants mélodieux, mais la cupidité du fils d'un riche marchand de la ville fit que la sirène fut capturée pour être exhibée dans des foires. Mais, comme les contes finissent toujours bien, la sirène fût libérée in extremis par des pêcheurs. Depuis ce jour elle s'engagea à venir en aide aux habitants de Vasovie, à chaque fois que cela serait nécessaire. La petite sirène armée d'une épée et d'un bouclier s'est donc transformée en guerrière.

photo La petite sirène

La petite sirène

photo La petite sirène

La petite sirène

 

Un côté de la place du marché abrite le musée d'histoire de Varsovie. Ce n'est pas très cher, intéressant, mais la visite a été beaucoup plus longue que prévu (plus de 2 heures). J'y ai découvert que la vieille ville a été détruite à 85 % à la fin de la seconde guerre mondiale. D'ailleurs, les cartes postales présentant la veille ville avant et après sont assez édifiantes. Il fallut pas moins de 30 ans pour la reconstruire. Et depuis, elle est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.

photo Maisons de la place du marché

Maisons de la place du marché

photo Façade d'un restaurant

Façade d'un restaurant

 
photo Ruelle de la vieille ville

Ruelle de la vieille ville

photo Ruelle de la vieille ville

Ruelle de la vieille ville

photo Ruelle de la vieille ville

Ruelle de la vieille ville

photo Ruelle de la vieille ville

Ruelle de la vieille ville

photo Ruelle de la vieille ville

Ruelle de la vieille ville

 

A la sortie de la place, nous empruntons une ruelle qui nous mène aux remparts et à la Barbacane qui permet le passage sur la " nouvelle ville ". A l'époque, cette dernière était destinée à la population populaire, tandis que la vieille ville était réservée à une population plus bourgeoise. Il faut bien l'avouer, la nouvelle ville est nettement moins animée, sa place du marché complètement vide en atteste. Son intérêt réside dans le belvédère à son bout qui donne sur la Vistule.

photo La Barbacane

La Barbacane

photo La porte de la Barbacane

La porte de la Barbacane

 
photo Place du marché de la nouvelle ville

Place du marché de la nouvelle ville

photo L'église des Paulins

L'église des Paulins de la nouvelle ville

photo Ruelle de la nouvelle ville

Ruelle de la nouvelle ville

photo Les remparts et la Barbacane

Les remparts et la Barbacane

photo Le monument du petit Insurgé de 1944

Le monument du petit Insurgé de 1944

 

De retour à la Barbacane, mon regard est attiré par une petite statue entourée de bougies au pied des remparts. C'est le monument aux enfants éclaireurs insurgés de 1944 (les 63 jours d'héroïsme de la population face à l'occupation allemande). Il est représenté par un petit garçon tenant un fusil, tête couverte d'un casque trop grand pour lui. Ensuite nous continuons notre chemin en longeant les remparts, nous nous retrouvons ainsi à l'entrée de la veille ville.

photo Une partie des remparts

Une partie des remparts

photo Une partie des remparts

Une partie des remparts

photo Les marchands artisanaux

Les marchands artisanaux

 

Pour profiter des principaux monuments de la ville, il suffit de remonter la longue rue Przedmiescie, et comme je suis courageuse ce jour là, ce sera à pied. A la sortie de la veille ville, sur la gauche se trouve l'église Sainte-Anne (sous ses arcades un petit papy y vend de jolies poupées russes). Un peu plus loin est dressée la statue du poète Adam Mickiewicz . Je change de trottoir pour continuer la visite et, après quelques minutes, je dépasse sur ma gauche le Palais présidentiel Namiestnikowski, doublement gardé par quatre lions sculptés et la garde présidentielle (mieux vaut plus que pas assez !).

photo L'église Sainte-Anne

L'église Sainte-Anne

photo L'église Vierge Marie et St-Joseph

L'église Vierge Marie et St-Joseph

photo Monument Monument d'Adam Mickiewicz

Monument d'Adam Mickiewicz

photo Le Palais Présidentiel

Le Palais Présidentiel Namiestnikowski

 

Je passe devant les grilles de l'Université (en traversant le parc on peut rejoindre la vieille ville) et, quasiment en face, se situe l'église de la Sainte-Croix, nommée ainsi car au sommet des marches se trouve un christ portant une croix. Sa particularité est que l'un des piliers latéraux gauches renferme le coeur de Frédéric Chopin (le musicien). En sortant, sur le perron de l'église, je découvre face à moi la statue de Nicolas Copernic. C'est un grand astronome et scientifique de la période renaissance, mais à chaque fois que je le vois cela me fait penser au boulot, notre logiciel s'appelle Copernic. Si ce n'est pas de la chance, ça !

photo L'église Sainte-Croix

L'église Sainte-Croix

photo L'intérieur de l'église Sainte-Croix

L'intérieur de l'église Sainte-Croix

photo Monument de Nicolas Copernic

Monument de Nicolas Copernic

 

Je continue ma visite de la ville en prenant la rue à la droite de Copernic. Ce sont les " Champs Elysées " de Varsovie. C'est une des plus belles rues de Varsovie, car très fleurie, au pavage parfait, où se succèdent, restaurants et cafés avec terrasses, commerces de luxes, et surtout ma pâtisserie préféré. Je ne peux pas résister à mon beignet à la framboise. Un délice ! Il faut bien faire le plein de carburant pour continuer la visite ! La rue Swidt, de son vrai nom, débouche sur le rond point Général de Gaulle.

 
photo Avenue Jerozolimskie

Avenue Jerozolimskie

photo Autre avenue

Autre avenue

Au coin le magasin Empik, la Fnac polonaise (pour information, les CD musiques sont moins chers qu'en France), je prends à droite la rue Jerozolimskie. C'est une deux fois trois voies, avec au milieu le tramway. Je vous garantis qu'en Pologne j'oublie mes mauvaises habitudes françaises et, j'attends gentiment que le piéton passe au vert pour traverser. Les polonais roulent comme des fous. Mais il faut dire qu'avec de telles lignes droites en pleine ville, ça motive. Mon frère a vécu plusieurs années sur cette avenue, donc je me repère assez facilement dans le quartier.

 
photo Autre avenue

Autre avenue

photo quartier palais culture

La quartier du Palais de la Culture

Et évidemment, je finis par retomber sur le centre de Varsovie et le fameux palais de la culture, dans son pur style soviétique des années 50, d'une hauteur de 235 mètres, soit 42 étages. C'est un " don " de la nation soviétique de Staline aux polonais qui, vous le pensez bien, l'ont en horreur. Avec les années, il commence par être visuellement absorbé par les buildings modernes en verre qui l'entourent. D'ailleurs, à ses pieds, une galerie commerciale en verre est en cours de construction. Déjà, face à lui, les artères commerciales avec fast-foods, grandes marques internationales font un pied de nez au passé, mais bon il est toujours là pour rappeler l'époque soviétique aux habitants...

 
photo Palais de la Culture

Palais de la Culture depuis le parc

photo Palais de la Culture

Palais de la Culture depuis la Ville

photo Palais de la Culture

Palais de la Culture

 

En continuant tout droit sur la rue Marszalkowska on arrivera dans le quartier de l'ancien ghetto de Varsovie, dont il ne reste pas grand chose. La première fois, nous l'avons traversé en tramway, j'en ai juste eu la chair de poule en repensant à l'histoire tragique qui s'y déroula. Le sentiment est aussi étrange devant le monument aux succombés et exécutés à l'est. Il commémore la mort des polonais déportés en URSS. Il est représenté par un wagon chargé de croix au bout d'une voie de chemin de fer, où chaque rail porte le nom d'un camp de travail (ou goulag), le tout au milieu d'une deux fois deux voies, et entouré d'immeubles modernes. C'est décalé, déplacé ? Je ne sais pas dire !

photo Monument du soulèvement de Varsovie

Monument du soulèvement de Varsovie

photo Monument aux succombés et Exécutés à l'Est

Monument aux succombés et Exécutés à l'Est

photo Monument aux succombés et Exécutés à l'Est

Monument aux succombés et Exécutés à l'Est