La fin du voyage

Jeudi 14 avril après-midi : chacun vérifie ses bagages, du moins ceux qui rentrent (c'est-à-dire nos amis de Paris, mes parents et moi-même). Eh oui, il y une fin à tout. Il nous reste de la place dans les bagages, alors les chanceux qui restent encore quelques jours ont décidé de nous charger comme des mulets. Moi, j'essaie de ramener une partie des vêtements de ma belle-soeur. Elle n'a droit qu'à 20 kilos de bagages, tout comme nous, ce qui fait peu pour ramener en France sa vie. Nos amis sont, quant à eux, transformés en livreur de karaoké. Il faut espérer que les douaniers ne feront pas d'histoires. Nous en profitons également pour nous peser. Résultat : ce n'était pas la peine de faire le régime avant de partir, il suffisait de venir.

C'est l'heure du départ, tout le monde ne peut pas nous accompagner jusqu'à l'aéroport. C'est toujours difficile de dire au revoir. J'aimerais les embrasser et les serrer dans mes bras, mais cela ne se fait pas ici, alors on se regarde et on se serre les mains très fort. On se comprend même si on ne parle pas la même langue. Les gens ont été tellement gentils et accueillants avec nous.

Devant l'entrée de l'aéroport c'est de nouveau les au revoir. A l'enregistrement des bagages, le personnel nous informe que notre vol aura 1 h 30 de retard, ça va être encore la course à Singapour ; décidément nous ne pourrons pas visiter l'aéroport. En plus, nous n'avons pas le billet d'embarquement du vol Singapour/Paris. Après avoir réglé notre taxe d'aéroport nous montons à l'embarquement après un dernier signe au groupe derrière la vitre. En attendant notre vol, nous nous offrons chocolat chaud, café ... des petits plaisirs dont nous nous sommes passés pendant 15 jours. Le transfert est bien organisé, il n'y a pas eu de problème. Par contre le vol est plus désagréable, mon mal de ventre du matin ne passe pas.

Vendredi 15 avril à 7 h 30 heure locale : c'est l'atterrissage sur Paris, le pilote annonce une température de 12 degrés, et en plus il pleut. Le retour est dur. Nouvelle séparation, nos amis de Paris prennent la direction du RER et nous celle de la gare SNCF. Il y a environ deux heures d'attente pour notre train. Par contre, je n'ai jamais eu aussi froid dans une gare, c'est un vrai trou d'air ! Le gilet et le coupe-vent ne suffisent pas. Si je n'ai pas le rhume demain, c'est un miracle. Et quand je pense que la veille je me plaignais de ne plus supporter la chaleur, je commence à avoir des regrets.

Ce qu'il y a de plus difficile c'est de supporter les conversations des gens dans le train, qui refont le monde, la politique, l'éducation. C'est tellement en décalage avec ce qu'on vient de vivre et de voir. Je voudrais couper le son. Après un morceau de pizza à Lyon, nous regagnons Annecy en voiture. Avec le décalage horaire, cela fait 29 heures de voyage. Je suis lessivée.

Dimanche 17 avril au matin : il y a 15 centimètres de neige sur ma voiture. J'hallucine. Je suis passée du tee-shirt au pull en laine. En plus le décalage horaire au retour c'est terrible ! Il va falloir une semaine pour récupérer...

Après, il faut raconter son voyage à la famille, aux amis, aux collègues, montrer les photos et faire rêver un peu, découvrir un pays, des coutumes. J'ai réalisé ce site dans le même esprit. J'espère en tout cas que vous avez aimé le voyage, et que cela donnera peut-être l'envie à certains d'aller visiter le Cambodge.

Merci de votre visite
A bientôt
texte en khmer