Présentation.
Photo du Ta Prohm

Angkor vient du dérivé sanskrit signifiant ville royale ou capitale. Son histoire débute en 802 sur la montagne de Phnom Kulen, où le roi Jayavarman II s'autoproclama " Dieu roi " et créa un royaume Khmer indépendant de Java. Une succession de rois constructeurs s'en suivit dont les plus célèbres sont : Yasovarman I , Suryavarman II, Jayavarman VII. Ainsi au 12è siècle l'empire Khmer s'étendait de l'est de la Thaïlande, au sud du Laos et du Vietnam. C'était le Royaume du sud-est asiatique le plus puissant et majestueux.

La ville est basée sur le concept de "temples montagne" construits sous forme de pyramide, ou de sanctuaire à plusieurs niveaux avec un toit pointu. C'est la représentation du Mont Méru, considéré comme le centre du monde et la résidence des dieux. Parfois les temples sont entourés d'eaux pour représenter les océans. Chacun d'entre eux est dédié (selon la croyance du roi constructeur) :

  • à un dieu Hindou (trinité brahmanique) :
    - Shiva : créateur et destructeur, un oeil frontal et un croissant sur son chignon.
    - Vishnou : protecteur à quatre bras.
    - Brahma : créateur à quatre visages.

  • ou bien à une pratique bouddhiste.
Photo d'un temple bouddhiste
Photo bas-relief

En plus des dieux on peut rencontrer, lors de la visite des temples, différents personnages ou formes mythiques :

  • le naga : roi serpent (sorte de cobra), associé à l'eau et gardien des richesses et trésors
  • les apsaras : danseuses célestes (toujours deux)
  • les devatâs : divinités féminines considérées comme des nymphes célestes
  • les sungs : lions gardiens
  • Yoni / Linga (deux éléments indissociables) : une forme carrée au milieu de laquelle ressort une forme circulaire, cela symbolise les forces mâles et femelles du dieu Shiva.

A la mort du roi Jayavarman VII, en 1218, l'empire commença son lent déclin. Les hypothèses sont diverses : les conflits internes, les problèmes d'irrigation d'une cité devenue immense, la désaffection du roi dieu pour le bouddhisme (religion plus égalitaire), les guerres avec les pays voisins... Si bien qu'en 1431 Angkor fut abandonné à la forêt, et la cour royale s'enfuit à Phnom Penh. Il faut attendre 1860 et une expédition française pour que la découverte des ruines d'Angkor arrive aux oreilles du monde. De multiples expéditions sont alors envoyées sur le site, et c'est l'école française d'Extrême Orient qui, en 1907, obtient des Siamois la restauration de la cité. Lors de notre visite le Buaphon était en restauration par des équipes françaises, et une des bibliothèques d'Angkor Vat par des Japonais. Depuis 1992, Angkor est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Photo du Bayon